21.09.2007

A LIRE...

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14.09.2007

Un seul était résistant...

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Alors que l’entraineur de l’équipe de France de rugby, frisant le ridicule pour ne pas dire l’indécence, a fait lire à ses joueurs la lettre de Guy Môcquet avant leur premier match de Coupe du Monde, rappelons quelques vérités.

Le 22 octobre 1941, Guy Môquet s’écroulait abattu par les 12 balles du peloton d’exécution allemand. Il n’avait que 17 ans. Une si courte existence et un si tragique destin ! Mais s’il fut une victime de l’Allemagne nazie, Guy Môquet n’a jamais été un résistant.

REFUSONS LA FALSIFICATION DE L’HISTOIRE

Guy Môquet était communiste, ce qui n’enlève rien à la cruauté de son sort certes, mais est indispensable à la compréhension de celui-ci. Contrairement à une certaine légende, entretenue depuis 1945, communiste et résistant n’ont pas toujours été synonymes. Le 23 Août 1939, Staline et Hitler signent le pacte de non agression : pour les communistes de tout les pays et en particulier français, l’Allemagne nazie cesse dès lors d’être l’ennemie. Le PCF dénonce alors la « guerre impérialiste » que la France mènerait contre l’Allemagne. La nuisance est telle que Daladier, président du conseil, prononce sa dissolution le 26 septembre 1939. Le 6 octobre Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste « français », déserte et rejoint Moscou. Le 10 octobre, Prosper Môquet, député communiste est arrêté et déchu de son mandat. Contraint à la clandestinité, le parti n’en continue pas moins ses actions de sape contre la nation : propagande défaitiste, sabotages de matériel militaire au sein des usines qui causeront la mort de nombreux soldats français lors de la campagne de mai 1940.
C’est dans ce contexte de collusion avec l’ennemi que Guy Môquet , militant des jeunesses communistes, sera arrêté le 13 octobre 1940 au métro gare de l’est par des policiers français. C’est donc, non pour faits de résistances, mais pour avoir suivi avec toute la naïveté de son age la position de trahison et de collaboration du PCF qu’il a été arrêté.
Le 22 juin 1941, l’Allemagne attaque l’URSS, le PCF rentre alors en résistance contre cette première, nouveau renversement de situation qui ne fait que montrer que le PCF ne détermine pas sa ligne politique selon les intérêt français…Le 20 octobre, Karl Holtz, commandant des troupes d’occupation de Loire inférieure est assassiné par 3 militants communistes, le cycle infernal des répression commence…Sur ordre des Allemands,Pierre Pucheu, ministre de l’intérieur sélectionne 27 otages, Guy Môquet est parmi eux. Le soleil éclaire la place d’exécution de ses derniers rayons, lueur funèbre. Douze coups de feu déchirent le silence de cette fin d’après midi du 22 octobre 1940.Un jeune homme de 17 ans est mort, mais si horrible que ce destin soit, il n’a aucun rapport avec la résistance.

Si monsieur Sarkozy avait voulu honorer un authentique résistant, il eut du relire de plus près ses cours d’histoire et sortir des poncifs distillés par le parti des « 75000 fusillés » depuis 1945. Il aurait pu découvrir l’épopée du lieutenant de vaisseau Honoré d’Estienne d’Orves, pur joyau d’héroïsme français. Dès septembre 1940 celui qui a pour devise « Dieu, le Roi » rejoint Londres et se met au service du général de Gaulle. Il revient en France le 21 décembre 1940 pour fonder le réseau Nemrod. Dénoncé, il est arrêté par les allemands en janvier 1941. Refusant de se mettre au garde à vous devant les sentinelles, il est rossé à de nombreuses reprises. A son procès, faisant preuve d’un rare panache, il cherchera à couvrir ses camarades. Condamné à mort le 25 mai, le président de la cour, ému, viendra lui serrer la main. Il ne reste plus pour lui qu’à attendre la mort et rédiger son testament : « Je ne puis préjuger de l’avenir et affirmer dès maintenant si, dans mon action j’ai eu tort ou raison. Mais j’affirme solennellement que je n’ai agi que pour la France et la France seule. Je n’ai eu en vue que la libération de notre patrie. Je crois avoir suivi la tradition de fidélité de notre famille […]. Je crois mériter l’honneur qu’on inscrive sur ma tombe à coté de mon nom « mort pour la France »[…]N’ayez à cause de moi de haine pour personne. Chacun a fait son devoir pour sa propre patrie. Apprenez au contraire à connaître les caractère des peuples voisins de la France.» Le 29 août, dans le petit matin, la salve retentit, son corps se soulève une dernière fois vers le ciel au cri de « vive la France », le premier martyr de la résistance française vient de tomber.

Tragique était le destin de Guy Môquet, magnifique fut celui d’Honoré d’Estienne d’Orves. L’honneur, le courage, la droiture, le pardon, Dieu, la patrie, voila l’exemple pour la jeunesse de France qu’il eut fallu choisir !

Romain Vindex.

ON ENTERRE LA T.V.A SOCIALE...

La ministre de l'économie annonçait mardi dernier l'abandon du projet de la T.V.A sociale .Pourtant, certains membres ou proches du gouvernement sont plutôt favorables à cette réforme.
Ainsi, la T.V.A sociale serait celon E.BESSON ”favorable à la compétitivité de l'économie française ”et "créerait des emplois d'autant plus que les baisses de charges seraient ciblées sur les bas salaires” et que "les prix des produits français devraient rester globalement stables si les entreprises ne captaient pas à leur profit les baisses de charges”.Certes,Berçy annonce dans le même temps un risque d'inflation de +0,5pts.Mais il est tout de même difficile de comprendre pourquoi le gouvernement saisit le C.E.S,alors que certains de ses proches collaborateurs font l'éloge de projet, si ce n'est par volonté d'enterrer le sujet. Or on a pu entendre des mardi soir que le projet de T.V.A sociale aurait fait perdre à l'U.M.P environ 50 sièges aux législatives.

IL serait toute fois temps de savoir si ce sont les (ré)élections de quelques ami(e)s ou les réformes dont la France a besoin qui importent le plus.

Sans vouloir plaider pour ou contre ce projet, là n'est pas la question, nous remarquons simplement que le gouvernement a préféré abandonner un projet de loi, un projet de réforme afin de se prévenir d'un éventuel mécontentement des élécteurs à l'approche des municipales.
La guerre que se livrent les partis républicains empêche toutes réformes. La brièveté du mendat des élus,dans notre république, ne leur permet pas mener un politique de longue durée nécessaire aux réformes. De plus, leur obséssion à être réelu les oblige à abandonner tout projet de réforme,même nécessaire, du moment qu'il devient impopulaire.

MAURRAS nous dit à ce sujet "Il ne s'agit pas de savoir l'opinion du 9/10eme des français sur les conditions du salut public,mais bien quelles sont les conditions mêmes de ce salut”

Tant que la France sera une république démocratique,tout projet serieux de réforme,malgré les incantations de N.SARKOZY,semble condamné à aller combler les tiroirs des ministères. Seul un roi, libéré des contraintes électives par l'hérédité et donc non enclin à la damagogie pourrait donner l'élan nécesaire à la réalisation des réformes dont la France a besoin.

ASC N°6

Le numéro 6 de l'ASC vient de paraître et marque le début de la rentrée pour toute son équipe :

Au sommaire:
Nos maîtres : Maurice Maignen
L'avenir de l'euro par Christophe BEAUDOUIN
La réforme de la négociation collective par Hugues de MALVAL
La soupe du Roi par Hugues de MALVAL
Travailler le dimanche ? par JP CHAUVIN
http://actionsocialcorp.canalblog.com/archives/asc_n_6/index.html
Bonne lecture!

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09.09.2007

l'Europe, un vecteur de dénationalisation générale ?

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”- Comme vous, je suis frappé par l'aboulie de l'Europe. Regardez, les élèves alsaciens choisissent de moins en moins l'allemand à l'école ! Plus l'Europe se construit par une sorte d'engrenage et moins les Européens s'intéressent les uns aux autres. Dans tous les pays de la Communauté, l'enseignement des autres langues européennes régresse au bénéfice de l'anglais. Par dévolution, elle hérite des patries sans réussir à se doter de leurs qualités. Elle fonctionne comme une procédure de dépolitisation. Elle ne veut pas s'assigner de limites géographiques. Elle ne veut pas être un territoire. Un territoire, voyez-vous, ce n'est pas un espace neutre, susceptible d'une dilatation à l'infini. Le territoire est à l'opposé de l'espace abstrait, c'est un site conditionné, habité par une culture. La nouvelle frontière utopique de l'Europe, c'est l'impolitique des droits de l'homme. C'est une notion hyperbolique mais vague... on ne meurt pas pour une notion aussi floue. Cet espace là n'a pas de qualité, pas d'épaisseur, pas de densité. Il ne peut pas susciter l'adhésion. Seul le territoire peut nourrir des liens d'affection, d'attachement. Du fait du particularisme qui lui est inhérent, l'identité collective exige des frontières. Elle entre en crise quand toute démarcation s'efface. Etre Européen, c'est être dépositaire d'un patrimoine spécifique et s'en reconnaître comptable.

Je croyais ardemment à la construction européenne, mais je suis devenu sceptique dans la mesure où cette Europe là risque bien de n'être qu'un vecteur de la dénationalisation générale, la simple conjugaison de nos impuissances.
(Julien Freund)

08.09.2007

LA DEMOCRATIE

Et si contrairement à ce que nous dit la thèse libérale la somme des intérêts particuliers ne faisait pas l'intérêt général?



”Imaginer que les citoyens auront, pour la plupart, la claire notion de leur intérêt véritable, qu'ils subordonneront leur avantage immédiat à leur bien profond et durable, que, en cas de conflit, ils sacrifieront leur intérêt personnel à l'intérêt général et que, pour des questions dont la complexité dépasse leur compétence,-c'est presque toute la grande politique-ils choisiront pour les représenter les meilleurs et les plus sages, voilà ce qu'il faut croire pour être véritablement démocrate.” Marie de Roux.

30.08.2007

Michel Rocard et l'élection présidentielle .

Michel Rocard, récemment invité par le président de la République à participer à un comité de réfexion sur le métier d’enseignent ,confié il y a un an à peine à la revue Enjeux les Echos son point de vue sur l’élection présidentielle.


“je commence à penser que ce principe [ l’élection du président de la République au suffrage universel ] devient dangereux.Pour deux raisons.D’abord,quand le système médiatique en arrive à dominer le système politique au point de choisir le calendrier ,de selectionner les candidats et de choisir les sujets de débat-ce dont on parle,et surtout ce dont on ne parle pas -,la porte est ouverte à toutes les dérives .En suite, l’accès à la télévision est gratuit .Ce prurit de notre système égalitaire a pour résultat [...]de faire des petits candidats [...]les grands bénéficiaires du système .
Par conséquent, notre élection présidentielle n’est plus à titre principale le choix du patron, mais l’étalonnage de l’influence de tout courant politique qui prétend réunir plus de 2% des suffrages. L’accès au second tour est désormais réservé à celui des chefs de coalition dont le corps électoral est le moins éclaté. Autrement dit, le risque est plutôt que Ségolène Royal ne soit pas au second tour de la présidentielle,puisque la gauche compte six candidats .La France joue donc le choix du patron aux dés.C’est ultra-dangereux.”

Certes, son inquiétude pour le test de passage de Ségolène Royal au second tour a été démentie dans les faits. Sans doute faut-il aussi remarquer que, s’il y a eu tant de “petits candidats” c’est sans doute parce que notre système politique n’accorde guère de place à l’expression des pensées dites”minoritaires”, ce qui là encore n’enlève rien à leur éventuel intérêt. Le fait que certaines familles politiques ne trouvent que l’espace médiatique de l’élection présidentielle pour pouvoir s’exprimer et faire connaître leurs points de vue n’est pas, en soi, très sain et apparaît l’une des causes de la frustration de nombreux électeurs, alors tentés de se manifester par un vote plus d’humeur que d’adhésion .
Le grand intérêt d’une monarchie fédérative serait justement, tout en libérant la magistrature suprême de l’Etat de ce “tir aux dés” que craint Michel Rocard, de permettre une véritable redistribution des pouvoirs et contre-pouvoirs au sein de la socièté politique française,par l’application d’une subsidiarité raisonnée et la possibilité d’expression et d’action,au sein des réalités communals, provinciales ou professionnelles, des associations et des citoyens et, donc, des courants de pensée politiques fort nombreux et divers en notre vieille nation historique et plurielle.
Débloquer la vie politique et institutionnelle française passe par cette nécessaire libération de l’Etat, ainsi plus à même de permettre une nouvelle respiration civique dans tous les cercles d’appartenance communautaire et associative qui représentent, non pas toujours la seule réalité française active et effective, mais bien plutôt sa diversité.
D’après J.Ph.C dans l’AF2000