06.12.2006

L'éclipse du bien

Vu sur le blog des royalistes Niçois.

Dans un magnifique discours sur la vertu à l'académie française jeudi dernier, Pierre Nora a notamment affirmé cette vérité inquiétante :

"de nos jours, le Bien n’est plus saisissable que par son contraire, le Mal".

Et d'expliquer aussitôt :

Nora "Le Bien a comme disparu en tant que tel. Nous en avons perdu les références positives, les repères fixes, les sources et les définitions. À y réfléchir, il y avait, schématiquement parlant, trois sources de définitions du Bien : les enseignements de la religion, le sens de l’histoire, et la tradition humaniste [...]. Le XXe siècle a ruiné la notion de progrès avec la guerre de 14, installé l’image du Mal avec le nazisme et perverti l’image du Bien avec le communisme."

Et il en vient à dénoncer "le caractère légèrement suspect et, pour tout dire, hautement pervers du déchaînement «vertuiste» contemporain" :

"S’il fallait en chercher la racine, on la trouverait à coup sûr dans les gènes de la démocratie. [...] Mais le très louable désir des démocraties contemporaines [...] a fini par imposer l’idée que chaque être humain, quel qu’il soit, est non point seulement un égal, mais le même que tout autre humain. C’est ainsi que le culte de l’égalité [...] a abouti à voir dans l’abolition de toutes les différences la vocation de l’humanité.

[L]a notion même de «crime contre l’humanité» [...] est le signe et la marque de notre temps, la pointe extrême de sa conception de la vertu. [...] Mais avec la loi Gayssot, [...] la porte était ouverte à la pression revendicatrice de tous les groupes de victimes. [...] La voie est ouverte à toutes les dérives. À quand la criminalisation juridique des croisades ? Je ne plaisante pas, c’est une des propositions de loi,– il y en a ainsi une bonne douzaine –, qui sommeille sous le coude des plus vertueux de nos parlementaires. [...]

La radicalisation du mal et l’obscurcissement du bien sont ainsi, en définitive, ce qui empêche sans doute de penser et le bien et le mal dans leur expression ordinaire, leur application simple, ou la transgression des règles communes du vivre-ensemble. [...] C’est ce qui amène mon ami Marcel Gauchet, en réfléchissant au fonctionnement déréglé de ces valeurs, à soutenir que «la fracture sociale se double d’une fracture morale» [...]. Entre ce qu’il appelle «un mal mythique et un bien introuvable», ne faut-il pas, tout simplement, revenir aux données de base les plus élémentaires, mais fondamentales ?"

04.12.2006

Noël...

29.11.2006

Comment est-ce qu'on nous perçoit à l'étranger:

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Traitement médicale d'Action Française

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22.11.2006

Le mythe républicain.

Vu sur le blog de Jean-Philippe Chauvin. 

 

Que de « notes » en retard ! Il est vrai que les corrections de copies et la rédaction des bulletins trimestriels me laissent peu de temps pour me consacrer à la frappe de celles-ci sur mon ordinateur… Et pourtant, j’essaye de donner quelques heures de mon temps à la promotion des idées royalistes, et il m’arrive encore de monter sur quelques tribunes des mouvements monarchistes, sans exclusive. Ainsi, le 11 novembre, c’est « L’Action française étudiante » qui m’a invité à prendre la parole à son meeting sur le thème « Le mythe républicain ». Comme d’habitude, j’avais rédigé un discours que j’ai eu du mal à respecter, puisque je n’arrive pas toujours à me relire quand il me faut parler en public… Les idées que j’ai développées ce soir-là tiennent en quelques lignes : la République se veut un mythe mobilisateur du peuple français et négateur de ce qui l’a précédée, c’est-à-dire la Monarchie qui, pourtant, a fait la France. Ce mythe se veut exclusif et se revendique le « tout » de la France, au point d’oublier que la France, ce n’est pas, en elle-même, la seule République. La République fait croire que tout ce qui lui opposé ne peut être que le mal, le diable, l’ennemi des libertés, etc. Ce mythe d’une République, forcément bonne, généreuse et, donc, obligatoire, est né dès l’époque de la Révolution française, en récupérant, au passage, ce qui restait l’œuvre de la Monarchie constitutionnelle et de Louis XVI. C’est aussi l’Ecole qui a été le vecteur de diffusion et d’implantation du mythe dans le pays et ses profondeurs, en particulier à partir des lois Ferry des années 1880, et qui poursuit encore cette œuvre de « républicanisation » à travers ses principes, ses « valeurs » et ses manuels scolaires, qu’il suffit d’ouvrir pour en comprendre la portée d’encadrement (certains diraient « embrigadement »…) des élèves… Mais le meilleur moyen de démonter ce mythe, c’est encore de démonter les mythes historiques qui semblent la légitimer aux yeux de nos concitoyens abusés, c’est donc d’affronter honnêtement l’Histoire, sans œillères ni préjugés. D’autre part, il s’agit de souligner que de nombreux républicains sont sincères dans leur adhésion à ce mythe, et qu’il est important de leur montrer que la République n’est pas cette Marianne généreuse qu’elle prétend être. D’ailleurs, n’oublions pas que la plupart des royalistes contemporains sont « sortis de la matrice républicaine », s’en sont libérés, parfois douloureusement mais définitivement dans la grande majorité des cas : moi-même, je ne suis pas né royaliste, je suis un ancien républicain qui a constaté que la République, jadis espérance, était en fait un leurre, une escroquerie, une « grande illusion », belle sous l’Empire mais peu soucieuse des Français lorsque son règne arrivait… Ainsi, sortir du mythe républicain, de cette matrice intellectuelle et idéologique, c’est montrer, positivement, au-delà de la République qui bouche l’horizon, que le sceptre du Roi, c’est le véritable flambeau des libertés, de la nation comme de l’esprit… Voilà, en quelques mots, ce que j’ai développé et complété par de nombreux exemples significatifs devant les étudiants de l’AF. Il me faudra revenir sur cette notion de « mythe républicain », en particulier en évoquant un gros volume fort bien illustré sur les représentations de Marianne depuis la Révolution, livre tout à fait passionnant et partial qui me semble représenter, parfois de façon naïve et exaltée, cette grande illusion républicaine qui fait tant courir les citoyens, en particulier en période d’élection présidentielle…

20.11.2006

Et ça continue...encore et encore..


On connaissait son anticléricalisme viscéral, son pseudo-humanisme dégoulinant, son anti-capitalisme creux; on saura désormais que Costa-Gavras, à l'heure ou la France brûle, n'hésite pas à cracher sur le pays qui l'a accueilli* ni à attiser le feu de la guerre civile latente.


Ainsi sortira le 15 novembre prochain Mon Colonel, un film écrit et produit par cet "artiste engagé". Il y est question de la torture pratiquée par l'armée française** durant la guerre d'Algérie et d'un jeune officier entraîné malgré lui dans ces agissements.
Konstantinos justifie son film: "Mon colonel est un film sur le passé autant que sur le présent. Le présent ne finissant pas d'être prégnant du passé il était indispensable d'associer l'un à l'autre, psychologiquement, historiquement, politiquement (...) Nous avons pensé qu'un film axé uniquement sur le passé risquait d'être anesthésiant, aussi délétère que l'absence de film. Il accélérerait le travail de l'oubli déjà instauré. Les victimes sont toujours parmi nous et les responsables le sont aussi (...) La présence de ce passé est une constante dans la vie politique et sociale de notre pays. La récente loi sur " les bienfaits de la colonisation ", la stèle célébrant l'OAS, des assassins, sont autant de preuves que notre pays continue à être contaminé, hanté, blessé par cette période. Aujourd'hui, dans d'autres pays ont lieu les mêmes horreurs commises par des " colonels " et des démocrates comme il y en avait dans la France d'alors."
On pourra lui faire le crédit de la sincérité. Mais a contrario ils nous est impossible de ne pas relever l'imbécilité la plus complète de ce qui se veut être une analyse politique. La situation de la France est telle que chaque polémique appelant repentance de sa part à l'égard de populations immigrés ou issues de l'immigration dont la propension à la criminalité est statistiquement attestée, ne fait qu'augmenter la haine d'une partie d'entre eux, loin, très loin, à des années lumières même, d'une chimérique "réconciliation fraternelle".
Vous avez aimé Indigestes, vous adorerez Mon colonel. Pendant que la bienpensance se félicite que "le cinéma français ose à nouveau s'attaquer à des sujets sensibles", on brûle des bus, passagers inclus, et on "nique la France sur un air de tendance populaire"***.
En espérant qu'un jour viendra où les traîtres paieront.
:: PV. Action Française Etudiante ::
*Konstantinos Costa-Gavras est né à Athènes dans une famille d'origine russe. Il s'est installé à Paris en 1951 et a obtenu la nationalité française en 1968.
** Ben oui, qui d'autre ?
*** Sniper - La France

 

15.11.2006

premier café politique

Ca y est les cafés politique ont enfin commencé sur bordeaux, jeudi soir nous nous sommes retrouvés Alliance Royal et AFE pour partager nos idées et notre but en ce qui concerne le militantisme et la formation pour cette année , petit topo afin de poser de bonnes bases et de se mettre d'accord sur l'attitude à tenir afin de mener à bien notre action! Nous vous attendons tous nombreux la prochaine fois et pour plus d'infos contactez-nous .