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29.10.2007

Big Sarko... everywhere

A lire dans le dernier numéro d'INSU...

De la foule électrifiée aux 487b92e772802d9a4651877cb529ec23.jpg
Champs-Elysées, de la li-
bération des malheureuses
infirmières via la « french reine
mère » aux courbettes à l’audience
en direct du tour de France -j’en
passe et des meilleures- Big Sarko
est partout, aidé par la formidable
orchestration de la nouvelle Bible :
la Sainte Presse.
Que voir sinon encore une autre
forme de légitimation de la fonction
présidentielle, mais que dis-je.... La
France est « rodée » : des Bonaparte
au grand Charles et leurs referen-
dums populaires, on sait ce que c’est
de se faire caresser dans le sens du
poil.
Politiquement... « Politicienne-
ment » parlant, la cadence est rapide,
de réforme en réforme, le petit chef doit se dire que 5
ans, c’est rapide, alors il faut vite vite agir !
Alors que fait-on quand, animé d’une volonté
plus que débordante (en comparaison avec ceux qui l’
ont précédé), doublée d’une ambition hardie qui à l’air
de seoir à tout le monde ?
On s’arrange pour faire de la politique dans un
carcan constitutionnel qui nous assure un maximum
de pouvoirs.
C’est ainsi que la traditionnelle et archaïque fa-
çade parlementaire de la constitution française se
voit encore plus ringardisée qu’en 58 (sa date de nais-
sance) face à l’ombre planante d’un régime présiden-
tiel made in Sarkozy . (Toute ressemblance avec une
grande puissance outre-atlantique serait évidemment
fortuite et involontaire...)
Enfin nous verrons bien les résultats de la com-
mission de réflexion sur la réforme des institutions
(rien que les noms de certains des membres : Balla-
dur, Lang...Franchement pourquoi s’inquiéter ?!).
Cependant, Big Sarko, ce 12 juillet à Epinal n’a
aucunement caché ses velléités de conquête du pou-
voir, allant jusqu’à remettre en cause l’article 20 de
la Constitution qui en théorie (nous disons bien en
théorie) consacrait le principe selon lequel le gou-
vernement détermine et conduit la politique de la
Nation.
Nous voyons deux choses : primo, les étudiants
en droit devront se racheter la constitution révisée
(des frais en plus !), secundo ils apprendront désor-
mais que c’est « le Président qui gouverne » selon les
mots de celui-ci à Epinal.
L’on peut se satisfaire en tant que royalistes d’un
pouvoir fort, d’une volonté affirmée, d’une autorité
qui laisse à penser que la politique passera d’abord
par un exécutif fort avant de passer par les agités de
l’Assemblée....
MAIS LE PEUPLE DANS TOUT CA ?
Peut-on se satisfaire qu’il n’ait son mot à dire uni-
quement le jour du vote ?
Peut-on se satisfaire que son seul droit est de fer-
mer sa ... .en attendant docilement la fin du mandat,
en le faisant patienter et en l’amadouant par la « peo-
polisation » du Président « Big Sarko sur un yacht, Big
Sarko à cheval, Big Sarko par ci, par là.... »
Dans le contexte actuel et aux vues des enjeux
que nous nous proposons d’étudier dans ce numero,
nous deplorons l’obstruction de nos libertés au profit
d’une détestable machine centralisatrice d’Etat.
Car entendons nous bien, ce n’est pas d’un chef
dont nous avons peur, c’est d’un chef qui ferait une
mauvaise politique incompatible avec l’interêt na-
tional , car plus le Président conserve les pouvoirs,
moins l’opposition peut s’exprimer .
« Les libertés en bas » ...il fut un temps où le peu-
ple pouvait au moyen de mécanismes de representa-
tion à l’échelon local peser dans sur le sort de la Cité.
L’opposition (jurisprudence des Parlements), s’élevait
contre une politique qui allait à l’encontre de l’intérêt
de la Nation.
« Gouverner le peuple ce n‘est point les asservir »
disait Louis XVI
Que se passe -t’il ?
Un simple exemple et non des moindres : la Fran-
ce avait dit NON au projet d’un traité constitution-
nel pour l’Europe, mais qu’importe : la France a déjà
perdu et continue de voir s’échapper ses compétences
de souveraineté au profit de Bruxelles . Et Merkel de
nous rassurer : « Changeons les mots et non la subs-
tance » .
Sans qu’apparemment nous puissions nous y
opposer, une politique exterieure néfaste s’impose à
nous.
N’attendons pas qu’on nous donne les moyens de
nous exprimer, ils ne viendront pas tout seuls....PRE-
NONS LES !
Alice Roy pour Insu.

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