13.12.2006
laisse ton empreinte
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Pollutions.
Vu sur le blog de Jean-Philippe Chauvin
Juste avant de partir de Rennes au début de l’après-midi (dimanche 10 novembre), j’écoutais les informations régionales tout en corrigeant quelques copies de Seconde sur le sujet « Les problèmes environnementaux dans le monde contemporain » : or, justement, l’information principale rapportée par la journaliste, c’était la perte par un porte-conteneurs de treize fûts de produits toxiques au large du littoral breton, difficilement récupérables en raison de conditions météorologiques peu favorables… Triste coïncidence.Peut-on éviter toutes les pollutions ? Sans doute, non, mais en éviter beaucoup plus, assurément oui ! Par exemple, pourquoi ne pas équiper tous les conteneurs ou tous les fûts des cargaisons qui parcourent le monde, principalement du Sud vers le Nord, de sortes de balises ou de puces électroniques qui permettraient de les repérer en cas de perte en mer ou de naufrage et, ainsi, de les récupérer avant qu’ils ne provoquent des pollutions chimiques et des dégâts sur l’environnement et sur la faune marine qui n’ont vraiment pas besoin de cela ? D’autre part, un meilleur contrôle de l’état des navires et de la sûreté de leurs équipements, avant même qu’ils ne s’engagent dans les eaux territoriales de nos pays ou ne se dirigent vers nos ports, me semble nécessaire à mettre en place pour éviter que certains navires-poubelles ne risquent de souiller les côtes, soit par leur échouage soit par des dégazages intempestifs.
Bien sûr, depuis les naufrages de l’Erika et du Prestige de sinistre mémoire, des mesures ont été prises, mais elles semblent bien insuffisantes encore au regard de tous ces cargos qui sillonnent les mers, vecteurs d’une mondialisation accélérée par les besoins jamais comblés d’une Société de consommation pour laquelle le grand principe est « consommer pour produire »… et qui place l’intérêt des actionnaires avant ceux des générations futures.
Sans doute faut-il, au-delà du problème circonstanciel des pollutions marines, penser une alternative à cette Société de consommation mais nos contemporains seront-ils sensibles à la proposition, pourtant utile, d’une Société de sobriété ? Rien n’est moins sûr et il faudra bien, alors, que le politique prenne ses responsabilités, en France comme ailleurs : il n’est pas certain que la République qui confie le choix du magistrat suprême de l’Etat au corps électoral, c’est-à-dire à des citoyens dont beaucoup réagissent d’abord comme consommateurs, soit la mieux armée pour relever les défis environnementaux et défendre l’option d’une Société moins énergivore.
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06.12.2006
L'éclipse du bien
Vu sur le blog des royalistes Niçois.
Dans un magnifique discours sur la vertu à l'académie française jeudi dernier, Pierre Nora a notamment affirmé cette vérité inquiétante :
"de nos jours, le Bien n’est plus saisissable que par son contraire, le Mal".
Et d'expliquer aussitôt :
"Le Bien a comme disparu en tant que tel. Nous en avons perdu les références positives, les repères fixes, les sources et les définitions. À y réfléchir, il y avait, schématiquement parlant, trois sources de définitions du Bien : les enseignements de la religion, le sens de l’histoire, et la tradition humaniste [...]. Le XXe siècle a ruiné la notion de progrès avec la guerre de 14, installé l’image du Mal avec le nazisme et perverti l’image du Bien avec le communisme."
Et il en vient à dénoncer "le caractère légèrement suspect et, pour tout dire, hautement pervers du déchaînement «vertuiste» contemporain" :
"S’il fallait en chercher la racine, on la trouverait à coup sûr dans les gènes de la démocratie. [...] Mais le très louable désir des démocraties contemporaines [...] a fini par imposer l’idée que chaque être humain, quel qu’il soit, est non point seulement un égal, mais le même que tout autre humain. C’est ainsi que le culte de l’égalité [...] a abouti à voir dans l’abolition de toutes les différences la vocation de l’humanité.
[L]a notion même de «crime contre l’humanité» [...] est le signe et la marque de notre temps, la pointe extrême de sa conception de la vertu. [...] Mais avec la loi Gayssot, [...] la porte était ouverte à la pression revendicatrice de tous les groupes de victimes. [...] La voie est ouverte à toutes les dérives. À quand la criminalisation juridique des croisades ? Je ne plaisante pas, c’est une des propositions de loi,– il y en a ainsi une bonne douzaine –, qui sommeille sous le coude des plus vertueux de nos parlementaires. [...]
La radicalisation du mal et l’obscurcissement du bien sont ainsi, en définitive, ce qui empêche sans doute de penser et le bien et le mal dans leur expression ordinaire, leur application simple, ou la transgression des règles communes du vivre-ensemble. [...] C’est ce qui amène mon ami Marcel Gauchet, en réfléchissant au fonctionnement déréglé de ces valeurs, à soutenir que «la fracture sociale se double d’une fracture morale» [...]. Entre ce qu’il appelle «un mal mythique et un bien introuvable», ne faut-il pas, tout simplement, revenir aux données de base les plus élémentaires, mais fondamentales ?"
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04.12.2006
Noël...

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