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28.09.2006

L'exécution de Charlotte Corday

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Voici le récit que fit Michelet dans son Histoire de la Révolution française :

« Au moment où Charlotte Corday monta sur la charrette, où la foule, animée de deux fanatismes contraires, de fureur ou d’admiration, vit sortir de la basse arcade de la Conciergerie la belle et splendide victime dans son manteau rouge, la nature sembla s’associer à la passion humaine, un violent orage éclata sur Paris. Il dura peu, sembla fuir devant elle, quand elle apparut au Pont-Neuf et qu’elle avançait lentement par la rue Saint-Honoré. Le soleil revint haut et fort ; il n’était pas sept heures du soir (19 juillet). Les reflets de l’étoffe rouge relevaient d’une manière étrange et toute fantastique l’effet de son teint, de ses yeux.

On assure que Robespierre, Danton, Camille Desmoulins, se placèrent sur son passage et la regardèrent. Paisible image, mais d’autant plus terrible, de la Némésis révolutionnaire, elle troublait les cœurs, les laissait pleins d’étonnement.

Les observateurs sérieux qui la suivirent jusqu’aux derniers moments, gens de lettres, médecins, furent frappés d’une chose rare : les condamnés les plus fermes se soutenaient par l’animation, soit par des chants patriotiques, soit par un appel redoutable qu’ils lançaient à leurs ennemis. Elle montra un calme parfait, parmi les cris de la foule, une sérénité grave et simple ; elle arriva à la place dans une majesté singulière, et comme transformée dans l’auréole du couchant.

Un médecin qui ne la perdait pas de vue dit qu’elle lui sembla un moment pâle, quand elle aperçut le couteau. Mais ses couleurs revinrent, elle monta d’un pas ferme. La jeune fille reparut en elle au moment où le bourreau lui arracha son fichu ; sa pudeur en souffrit, elle abrégea, avançant elle-même au-devant de la mort.

Au moment où la tête tomba, un charpentier maratiste, qui servait d’aide au bourreau, l’empoigna brutalement, et, la montrant au peuple, eut la férocité indigne de la souffleter. Un frisson d’horreur, un murmure parcourut la place. On crut voir la tête rougir. Simple effet d’optique peut-être ; la foule, troublée à ce moment, avait dans les yeux les rouges rayons du soleil qui perçait les arbres des Champs-Elysées.

27.09.2006

Le jeu à la mode.

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24.09.2006

Permanence de l'Action Française: Septembre

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Nos régions ont du talent.

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Charlotte Corday: contre-révolutionnaire?

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Charlotte Corday fût la première à vouloir venger les Girondins.

« Jusqu’à quand, ô malheureux Français, vous plairez-vous dans le trouble et dans les divisions ? Assez et trop longtemps des factieux, des scélérats, ont mis l’intérêt de leur ambition à la place de l’intérêt général ; pourquoi, victimes de leur fureur, vous anéantir vous-mêmes, pour établir le désir de leur tyrannie sur les ruines de la France ?

« Les factions éclatent de toutes parts, la Montagne triomphe par le crime et l’oppression, quelques monstres abreuvés de notre sang conduisent ces détestables complots […] Nous travaillons à notre propre perte avec plus de zèle et d'énergie que l'on n'en mit jamais à conquérir la liberté ! Ô Français, encore un peu de temps, et il ne restera de vous que le souvenir de votre existence !

« Déjà les départements indignés marchent sur Paris, déjà le feu de la discorde et de la guerre civile embrase la moitié de ce vaste empire ; il est encore un moyen de l'éteindre, mais ce moyen doit être prompt. Déjà le plus vil des scélérats, Marat, dont le nom seul présente l'image de tous les crimes, en tombant sous le fer vengeur, ébranle la Montagne et fait pâlir Danton, Robespierre, ces autres brigands assis sur ce trône sanglant, environnés de la foudre, que les dieux vengeurs de l'humanité ne suspendent sans doute que pour rendre leur chute plus éclatante, et pour effrayer tous ceux qui seraient tentés d'établir leur fortune sur les ruines des peuples abusés!

« Français ! vous connaissez vos ennemis, levez-vous ! Marchez ! que la Montagne anéantie ne laisse plus des frères, des amis ! J'ignore si le ciel nous réserve un gouvernement républicain, mais il ne peut nous donner un Montagnard pour maître que dans l'excès de ses vengeances […] Ô France ! ton repos dépend de l'exécution des lois ; je n'y porte pas atteinte en tuant Marat : condamné par l'univers, il est hors la loi. Quel tribunal me jugera ? Si je suis coupable, Alcide l'était donc lorsqu'il détruisait les monstres ! […]

« Ô ma patrie ! Tes infortunes déchirent mon cœur ; je ne puis t'offrir que ma vie ! et je rends grâce au ciel de la liberté que j'ai d'en disposer ; personne ne perdra par ma mort ; je n'imiterai point Pâris (le meurtrier de Lepeletier de Saint-Fargeau) en me tuant. Je veux que mon dernier soupir soit utile à mes concitoyens, que ma tête portée dans Paris soit un signe de ralliement pour tous les amis des lois ! que la Montagne chancelante voie sa perte écrite avec mon sang ! que je sois leur dernière victime, et que l'univers vengé déclare que j'ai bien mérité de l'humanité ! Au reste, si l'on voyait ma conduite d'un autre œil, je m'en inquiète peu : Qu'à l'univers surpris cette grande action, Soit un objet d'horreur ou d'admiration Mon esprit, peu jaloux de vivre en la mémoire, Ne considère point le reproche ou la gloire. Toujours indépendante et toujours citoyen, Mon devoir me suffit, tout le reste n'est rien, Allez, ne songez plus qu'à sortir d'esclavage!...

« Mes parents et mes amis ne doivent point être inquiétés, personne ne savait mes projets. Je joins mon extrait de baptême à cette adresse, pour montrer ce que peut être la plus faible main conduite par un entier dévouement. Si je ne réussis pas dans mon entreprise, Français ! Je vous ai montré le chemin, vous connaissez vos ennemis; levez-vous ! Marchez! Frappez ! »

20.09.2006

Le génocide Vendéen, matrice du totalitarisme(Vu sur le blog AFE)

Nous mettons à la disposition du public la conférence donnée par Reynald Sécher, historien de la Vendée, docteur en histoire, éditeur, scénariste et muséographe, devant les étudiants d'Action française, en clôture des études de l'Universite d'été Masime Réal del Sarte 06, le vendredi 25 août dernier, en présence de S.A.R Sixte-Henri de Bourbon-Parme, qui nous recevait dans son Château de Lignières, en Berry.

Elle vient s'ajouter aux conférences du studio PhonogrAFies: elle traîte du génocide vendéen, matrice des totalitarismes modernes.

Première partie
Deuxième partie
Attention! soyez patients, il faut un peu de temps pour charger les données...

 

Avant-propos à la nouvelle édition :
"Vingt ans après, je me souviens d'avoir pris conscience de l'énormité du crime commis en Vendée en lisant le registre clandestin de l'abbé Pierre-Marie Robin (1748-1805), recteur de La Chapelle-Basse-Mer. Scrupuleusement, il avait enregistré, conformément au droit canon, tous les actes de la vie de ses paroissiens: baptême, mariage, sépulture. Ces actes décrivent méticuleusement les conditions et les circonstances des décès. La première fois, j'ai été tellement choqué qu'au bout de quelques pages, j'ai dû m'arrêter. Comment ne pas être bouleversé par le massacre de femmes, parfois enceintes, d'enfants, de vieillards... Comment rester insensible lorsque 421 massacres sur une population estimée à 3 200 personnes ont été enregistrés ? Mais, quand 770 communes sont concernées, on est acculé à se poser des questions de fond. On dit que l'histoire doit être traitée froidement -en l'occurrence, était-ce humainement possible ? Que l'on ne vienne pas me parler de tradition en matière d'horreur; en Vendée, l'impensable y a été fait (tanneries de peaux humaines, fonte des graisses. ..) ; l'inimaginable a été essayé ( mines antipersonnel, empoisonnement à grande échelle, gazage...). La Vendée a été un laboratoire grandeur nature, d'ailleurs conçu comme tel. Sans doute, l'objectivité en histoire est-elle difficile à atteindre, mais au-delà des préjugés, il reste les hommes et les faits que rien ni personne ne peut, ne doit justifier.

Le professeur Jean Meyer, mon directeur de thèse, au début de ma recherche, m'avait dit de ne travailler que les textes, rien que les textes. C'est ce que j'ai fait et, pour comprendre la réalité locale, j'ai dû reconstituer la courroie de transmission afin de répondre aux questions de fond: qui ? Pourquoi ? Comment ? Personne à l'Université ne s'était jamais posé de telles questions. En pays de droit, la décision n'avait pu être prise qu'au plus haut niveau de l'Etat, c'est-à-dire par la Convention. Phénomène unique dans l'histoire et comble du paradoxe, la décision d'anéantir le territoire de la Vendée et d'exterminer sa population a bien été prise par les représentants du peuple souverain (lois des 1"r août et 1.r octobre I793). Tout le reste n'est que planification et conséquence. C'est d'ailleurs si vrai que quelques contemporains s'en sont émus, tels l'avocat Villenave qui, à l'occasion du procès Carrier, s'interrogeait sur le terme idoine pour caractériser ce crime, à sa connaissance, unique en son genre.
En I985, je ne m'expliquais pas pourquoi on voulait réduire le fait vendéen à un massacre, voire à une bavure. Je m'étonnais encore plus des propositions avancées pour acheter mon silence: argent, honneurs, poste à l'Université, au nom d'une pseudo-raison d'Etat. Il faut dire que nous étions à la veille du bicentenaire de la Révolution.
Comment pouvait-on imaginer que je puisse vendre mon âme ? Renier le fruit de mes recherches et la confiance de mes professeurs ? Comme je n ' avais pas mordu aux appâts, calomnies et rumeurs leur ont succédé. Heureusement, j'avais été mis en garde par le professeur Pierre Chaunu, membre de mon jury, qui avait matérialisé son pressentiment par écrit à l'occasion de son rapport relatif à ma soutenance de thèse, le 21 septembre I985 : « Ce travail sera bientôt publié. Nul ne peut douter que le succès qu'il remportera vaudra à son auteur la haine tenace de ceux qui voient petit et pensent sur commande. C'est dire que la carrière de Reynald Secher dans l'enseignement supérieur, où il a sa place, sera, selon toute vraisemblance, efficacement entravée par ceux qui sont, comme chacun sait, orfèvres en la matière. » La suite des événements lui a malheureusement donné raison. Qu'importe!
Aujourd'hui, je sais qu'on tentait d'étouffer un double scandale: d'un génocide et d'un mémoricide, crime imprescriptible pour le premier et qui pour le second sera, à plus ou moins brève échéance, considéré comme crime contre l'humanité.
Comment peut-on encore refuser à la Vendée la reconnaissance de ce génocide ? Comment peut-on imaginer que des criminels contre l'humanité comme Robespierre, Carnot aient donné leur nom à des collèges, à des lycées, à des rues; ou d'autres, comme Amey, Turreau... aient leur nom sur l'Arc de triomphe ? Comment peut-on accepter que l'histoire officielle, notamment celle enseignée aux élèves, fasse des bourreaux des « saints laïcs » et des victimes des brigands, des traîtres à ta patrie ? Cette inversion tenace des faits n'est pas seulement intolérable, elle justifie, à mon sens, que ce livre continue d'être lu et discuté".


Reynald Secher 29 mai 2006

Reynald Secher , La Vendée-Vengé : Le génocide franco-français, ed. Librairie Académique Perrin, 06, 351 p., 23€

Bien acheter, c'est aider le combat culturel!
Il s'agit aussi pour nous tous d'encourager la créativité, la production culturelle au service de la vérité et du bon goût... Avant Nöel, faîtes un tour par les éditions Sécher !...



Pour ceux qui souhaitent creuser ce sillon extrêmement fécond, nous leurs recommandons la lecture de "l'école antitotalitaire" avec, principalement, les travaux du regretté François Furet, d'Annie Kriegel et Stéphane Courtois.

 

18.09.2006

Pour que l'espoir vive: vive le Roi.

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17.09.2006

Les Girondins dans la lutte.

medium_0452.3.jpgA la proclamation de la république le 20 septembre 1792, une nouvelle assemblée constituante est proclamée. Les Girondins tirant leur nom de leur origine géographique et dénonçant les travers dictatoriaux des parisiens, y défendaient une vision fédéraliste, et modérée.

« …, et si, sous prétexte de révolution, il faut, pour être patriote, se déclarer le protecteur du meurtre et du brigandage, je suis modéré. »(Réponse de Vergniaud au discours de Robespierre dénonçant les Girondins).

 Les Girondins étaient également opposés au vote de la mort du Roi, mais demeuraient fidèles à la république. Les montagnards organisent dès lors dans les clubs parisiens une journée insurrectionnelle pour renverser les Girondins, journée que mènera la commune de Paris. Le 31 mai et le 2 juin, la convention nationale est cernée par les insurgés. Celle-ci vote l’arrestation de 29 girondins, certains arrivent à s’enfuir et tentent de soulever les régions sur leur passage, mais échouent, d’autres se suicideront. Les girondins seront guillotinés le 31 octobre 1793 sur la place de la concorde, ancienne place Louis XV. La réaction des régions face à cette barbarie ne se fît pas attendre, plusieurs d’entre elles se soulevèrent: Lyon, Marseille, Bordeaux, défendant ainsi le fédéralisme face à la tyrannie des Parisiens. La rébellion fût vite matée par l’armée républicaine, et les chefs rebelles poussés au suicide.

De ce tragique épisode historique ne pourrions nous pas voir un scénario qui s’est maintes fois répété?

Aristocrates, Vendéens, catholiques, anciens combattants, militaires, pieds-noirs, Harkis, etc.… tout autant de Français trahis par la république.

Et à terme, ne pourrions-nous pas élargir le constat et dire que c’est avant tout la France qui fût trahie par la république? Elle qui nous fît perdre notre royauté, notre religion, nos élites, nos colonies, notre indépendance, notre armée, notre monnaie, et s’attachant désormais à détruire notre langue?

Auquel il faudrait peut-être rajouter les millions de Français sacrifiés dans les révolutions, les guerres Napoléoniennes, les insurrections, les guerres républicaines, la première guerre mondiale que voulait Clemenceau, ou encore la seconde face à laquelle la république nous a désarmé, etc. Sans compter toutes celles à venir, dans une nation qui s’effrite chaque jour de plus en plus et un corps national qui se fracture en castes ethniques, religieuses, communautaires, politiques ou autres…

Sommes-nous si loin de notre sujet ? , je ne crois pas. S’il existe sur terre des vérités, les plus absolues d’entre elles sont historiques.

C’est pourquoi au nom de l’histoire et de la France, la Ligue Girondine entend combattre la république et œuvrer au retour du Roi qui seul pourra redonner vie à la France et garantir nos libertés.

  

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